Vous souhaitez des renseignements sur le raccordement au réseau de chaleur ? Contactez-nous

Comment ça fonctionne ?

Véritable chauffage à l’échelle d’une ville ou d’un quartier, les réseaux urbains alimentent les bâtiments sous forme d’eau chaude ou de vapeur grâce à des canalisations souterraines interconnectées. Par sa taille et sa capacité à utiliser un bouquet énergétique varié, le réseau représente aujourd’hui le premier vecteur de développement des énergies renouvelables dans la ville et répond aux défis de mutation énergétique de celles-ci: confort et sécurité des usagers, tarifs compétitifs, lutte contre la précarité énergétique et respect de l’environnement.

La production

Les centrales de production de chaleur (ou chaufferies) permettent de produire la chaleur nécessaire à l’alimentation des bâtiments raccordés. Cette chaleur peut être générée à partir d’une ou plusieurs sources d’énergie :

  • les énergies fossiles : les fiouls, les gaz, le charbon, les cogénérations permettant de produire à la fois de la chaleur et de l’électricité, et les tri générations (électricité, chaleur et froid combinés).
  • Les énergies renouvelables et de récupération : géothermie, biomasse, valorisation énergétique des déchets, etc.

L’exploitation des ces différentes ressources peut se faire via des chaudières classiques à brûleurs ou via des moteurs ou turbines à gaz.

La chaleur ainsi produite peut être véhiculée dans le réseau sous trois formes :

  • L’eau chaude dont la température est limitée à 110°C.
  • L’eau surchauffée qui est de l’eau chaude maintenue liquide à une température élevée, généralement autour de 180°C par un maintien fort en pression.
  • La vapeur : les réseaux les plus anciens ont été conçus à partir de techniques de production maritimes et fonctionnent ainsi à la vapeur. Ce choix ne nécessite pas l’usage de pompes pour la circulation du fluide dans le réseau contrairement aux réseaux à eau.

Les réseaux d’Ivry-sur-Seine sont alimentés par une géothermie, du gaz et de la vapeur issue du réseau de CPCU.

La distribution

C’est la partie enterrée du chauffage urbain : un réseau souterrain de canalisations transporte l’eau chaude de la centrale vers les sous-stations. En retour l’eau refroidie, une fois la chaleur délivrée,  est ré-acheminée vers la chaufferie où elle sera de nouveau réchauffée.

Le réseau de chaleur fonctionne donc en circuit fermé. La circulation de l’eau est assurée par des pompes.
La température de l’eau s’élève entre 60°C et 105°C, et pour limiter au maximum les déperditions de chaleur, les tubes sont fortement isolés avec de la laine de roche de forte épaisseur et revêtus d’une enveloppe protectrice.

Pour éviter tout risque de corrosion, l’eau du réseau est traitée de manière à enlever tout élément agressif comme le calcaire. Elle est analysée tous les jours par un technicien, et, une fois par an, un contrôle officiel est réalisée.

On distingue deux types de réseau :

  • le réseau primaire : c’est la partie du réseau qui transporte la chaleur de la chaufferie jusqu’aux points de livraison des bâtiments (sous-stations) ;
  • le réseau secondaire : c’est la partie du réseau de chaleur qui est interne aux bâtiments et qui permet de desservir la chaleur des points de livraisons des bâtiments jusqu’aux logements.
La livraison

La chaleur est livrée aux abonnés en différents points de livraison (appelés également sous-stations) tout au long du réseau.

 

Le point de livraison a pour rôle :

  • de transférer la chaleur du réseau primaire (réseau allant de la production de chaleur aux points de livraison) au réseau secondaire (réseau interne de l’immeuble),
  • d’adapter le débit et la température aux besoins des utilisateurs,
  • de compter la chaleur consommée.

Le transfert de chaleur entre les réseaux primaire et secondaire s’effectue par la biais d’une bouteille de mélange ou par échangeur :

  • Avec bouteille de mélange : La même eau circule sur le réseau primaire et le réseau secondaire interne au bâtiment. Il n’y a pas de séparation.
  • Avec échangeur : Les réseaux primaire et secondaire sont deux boucles différentes, sans mélange des deux fluides. L’échange de chaleur entre les deux boucles se fait au niveau d’un échangeur primaire.
  • Un échangeur secondaire entre le fluide secondaire et l’eau de ville (3ème boucle) permet de chauffer l’Eau Chaude Sanitaire (ECS).
Qu'est ce que la géothermie

Experte en énergie géothermique depuis plus de 30 ans, Engie Réseaux exploite 21 puits géothermiques en France et fournit 30% de la chaleur d’origine géothermique en Ile-de-France à travers 6 réseaux qui alimentent l’équivalent de 30 400 logements.

1. QU’EST-CE QUE LA GÉOTHERMIE ?

La géothermie désigne à la fois la science qui étudie les phénomènes thermiques interne du globe terrestre ainsi que les processus industriels qui consistent à l’exploiter pour produire de la chaleur ou de l’électricité.

La géothermie repose sur l’exploitation de la chaleur présente dans le sous-sol. La température augmente avec la profondeur, de 3°C tous les 100 mètres.

Energie propre et renouvelable, elle présente d’importants atouts de développement qui viennent renforcer les avantages des réseaux de chaleur.

La géothermie est la 3ème source d’énergie renouvelable en France (après l’énergie hydraulique et la biomasse). Elle dispose d’un fort potentiel notamment en Île-de-France et dans le sud-ouest ou des bassins sédimentaires présentent des températures élevées.

2. COMMENT ÇA MARCHE ?

Les installations de géothermie sont constituées d’un puits appelé « producteur » qui extrait l’eau du Dogger (aquifère à température comprise entre 55°C et 85°C) avec une pompe. Cette eau est envoyée vers un échangeur thermique qui permet le transfert de la chaleur géothermale vers un circuit rempli d’eau propre et non polluante, celui du chauffage urbain. L’eau géothermale est ensuite réinjectée dans le Dogger via un second puits appelé « injecteur ».

 

2. COMMENT ÇA MARCHE ?

Les installations de géothermie sont constituées d’un puits appelé « producteur » qui extrait l’eau du Dogger (aquifère à température comprise entre 55°C et 85°C) avec une pompe. Cette eau est envoyée vers un échangeur thermique qui permet le transfert de la chaleur géothermale vers un circuit rempli d’eau propre et non polluante, celui du chauffage urbain. L’eau géothermale est ensuite réinjectée dans le Dogger via un second puits appelé « injecteur ».